RENDEMENTS CALAMITEUX DANS LE POTAGER EN 2025
Photo MT Buda 21 février 2025
Le 15 mars une petite pellicule de neige recouvre le jardin. Ce phénomène est relativement fréquent dans notre région et n’aura aucun impact sur le développement des fleurs printanières.
Photos MT Buda 15 et 26 mars 2025
Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes
Robert Louis Stevenson (1850-
Le mois de janvier 2025 a été particulièrement pluvieux avec 159,5mm de précipitations et des températures négatives enregistrées durant 17 nuits avec -
Le 12 février je débute mes premiers semis de poivrons à l’intérieur de la maison et le 17 février, profitant d’un beau soleil d’hiver, je bêche mon ancien emplacement de la serre pour semer un peu plus tard des rangées de petits pois. J’enfouis des feuilles mortes et les lombrics vont terminer le travail de recyclage de la matière organique participant activement à leur décomposition.
Depuis un certain temps nos caméras de surveillance enregistrent des mouvements suspects dans le jardin. A plusieurs reprises nous avons pu observer, sur des images, le passage de renards mais aussi de blaireaux communément appelés dans notre région des tassons. Je pense que ces animaux nocturnes vivent dans la forêt située en contrebas de notre propriété. Ils sont très beaux mais sont particulièrement discrets. Ils se nourrissent notamment de fruits, graines, racines et vers de terre. Ce sont d’excellents nettoyeurs pour mon jardin puisqu’ils récupèrent les fruits abîmés qui tombent : pommes, prunes, kakis, noix, noisettes. Rien ne se perd dans la nature.
Après plusieurs années de récoltes assez médiocres, l’année 2025 est entrée dans sa 5ème année de crise marquée à nouveau par de mauvais rendements inexpliqués. Selon un article paru le 4 septembre 2025 sur le site de la France Agricole « les mauvaises récoltes qui ne survenaient qu’une fois par siècle pourraient désormais avoir lieu tous les dix ans d’ici à 2100 ». Je n’ai nullement l’intention d’abandonner mon jardin et je garde toujours l’espoir de faire mieux l’année suivante.
Photos Louis Buda 29 mars à 4h20 et 29 septembre à 21h10
A partir du 6 avril les arbres fruitiers sont en fleurs. C’est toujours spectaculaire.
(prunier rouge et reine claude)
J’ai voulu reprendre la culture des petits pois abandonnée durant près de 20 ans faute de rendement. Sur l’ancien emplacement de la serre, j’ai semé 2 rangs le 4 mars et 2 autres rangs le 20 mars (variété à grains ronds). Les petits pois n’aiment pas trop la chaleur.
Photos MT Buda des 6 avril et 3 mai 2025
Les plants de courgettes semés à l’abri le 22 mars se développent rapidement.
Les tomates semées le 4 mars se développent aussi très vite ainsi que les poivrons semés le 12 février. Je vais devoir les éclaircir et les repiquer. Les coquilles oeufs apportent du calcium aux plants. C’est un engrais naturel.
Courgettes le 6 avril
Tomates le 6 avril
Poivrons le 6 avril
Le 11 avril c’est un jour racine. Mon amoureux a passé le motoculteur sur la partie basse du jardin pour me permettre de planter deux lignes de pommes de terre précoces Rosabelle.
Toujours le 11 avril Vincent m’apporte des navets récoltés dans son jardin et que je n’arrive pas à cultiver dans le mien.
Cette année j’ai bien décidé de continuer mes cultures hors sol vu les bons résultats de l’an passé. Grâce à Marie-
Comme chaque année je procède au printemps avec mon amoureux au nettoyage de la forêt qui jouxte ma parcelle. Je regroupe en tas tous les épineux que je ne peux pas évacuer et qui vont se décomposer lentement.
Photos MT Buda 13 avril 2025
Le 25 avril mon amoureux passe le motoculteur sur le reste du potager pour me permettre notamment de semer les haricots verts et les haricots plats le 28 avril (jour fruit) ainsi que les pommes de terre Chérie et Charlotte les 29 et 30 avril (jour racine).
Quant aux tomates (variétés Cherry, Poire, Marmande, Blanche) je m’empresse, à partir du 2 mai, de les repiquer dans des bacs sur ma terrasse, puis dans mon ancienne serre et enfin dans le potager. Finalement j’en ai de partout. Heureusement que mes voisins et mes amis sont venus récupérer des plants.
Photos MT Buda 3 mai 2025
Vue du jardin le 29 mai (de gauche à droite): tomates, courges, haricots nains, haricots plats, poivrons, courgettes et pommes de terre.
Le 29 mai le plaqueminier (kaki) est en fleur. Cette floraison est très courte et souvent elle passe inaperçue. Curieusement les fleurs n’émettent aucune odeur.
J’abandonne mon jardin pour 2 semaines. A mon retour de vacances tout a bien grandi sur la terrasse et dans le jardin grâce au système d’arrosage automatique d’eau de pluie installé et géré à distance par mon amoureux.
Mes premières récoltes de petits pois, de pommes de terre Rosabelle et de framboises le 18 juin 2025
Le merisier hongrois est très précoce cette année et je me dépêche de récolter les fruits qui sont toujours un peu acides pour préparer 14 pots de confitures.
Courgette de Nice, cornichons et concombres dans les bacs et tomates dans des pots les 23 et 28 juin 2025
Durant mon absence tout s’est bien passé sur la terrasse qui est protégée mais dans le potager je constate que beaucoup de plants (haricots, courgettes, courges et cardons) ont été brûlés par le soleil. Il faut préciser que le potager n’est pas abrité et que les températures ont été assez élevées durant cette première quinzaine de juin (37,5 et même 38,8 les 12 et 13 juin). Face à cette situation, je me vois contrainte de revoir complètement l’organisation de mes cultures pour l’année prochaine.
Le 10 juillet 2025 mon voisin Christophe m’apporte plusieurs kilos de cerises abîmées par la chaleur ce qui va me permettre de réaliser 11 pots de confitures et 56 pots de 0.350 litres de cerises stérilisées.
Le 14 juillet vers 20h00 après un orage violent et court mon prunier quetsche qui avait été endommagé lors de la mini tornade de 2023 s’est fendu. Des grosses branches sont tombées sur le plaqueminier sans trop l’endommager. Heureusement que nous pouvons compter sur nos voisins et notamment Christian qui a pu évacuer tous les branchages avec sa remorque. Plus tard le 5 août, l’arbre sera abattu et évacué par Julien après m’avoir laissé le temps de récolter tous les fruits.
Photos MT Buda 15 juillet et 5 août 2025
Les échanges vont débuter à partir du 12 juillet. Dominique m’apporte des courgettes jaunes et vertes. Ma voisine Sabrina me donne des salades et des courgettes le 19 juillet. Je lui donne des cerises et des pots de confitures pour les enfants. Le 23 juillet je reçois de la part d’Anne-
Et à partir du 24 juillet débute la récolte des prunes rouges et des mirabelles. 2025 est une année à fruits à noyaux. Tous mes voisins et connaissances vont en profiter. Je vais d’ailleurs épuiser tout mon stock de bocaux vides et même en racheter.
Prunes rouges le 28 juillet et début de récolte des mirabelles le 29 juillet. Les bénévoles du Repair Café de Frangy vont également profiter de ce surplus de 14kg de prunes rouges le 1er août.
Le mois d’août est particulièrement chaud avec des températures supérieures à 30° (dont 39,1° le 8 août et 40,5° le 9 et assez sec jusqu’au 14. Gisèle me donne le 5 août une belle quantité de tomates bien mûres. Je vais immédiatement les préparer en coulis en même temps que les mirabelles avec mon stérilisateur électrique qui fonctionne toujours avec la production des panneaux solaires.
Anne-
Sabrina
Dominique
Gisèle
Mes petites récoltes : tomates Cherry, poivrons hongrois dans des pots et courgette de Nice (photos des 3 et 5 août
Anne-
Echange le 6 août avec Anne-
Les récoltes sont transformées dans la journée. Donc je me lève assez tôt, je récolte, je prépare les fruits avec un sirop léger. Je stérilise en fin de matinée et au début de l’après-
Photos MT Buda le 6 août 2025)
Photos MT Buda 6 août 2025
Je récolte les derniers pruneaux Quetsche de mon arbre qui va bientôt être abattu. Une partie va être congelée et une autre va être séchée. Je distribue le surplus à mes voisins.
Le 12 août 2025 mon voisin Detlev m’appelle pour venir l’aider à récolter des mirabelles dans son jardin car des branches menacent de se rompre. Et effectivement impossible de tout récolter vu la quantité incroyable. Je fais de mon mieux. Comme d’habitude je remercie ce bel arbre de m’avoir permis de récolter ses fruits qui sont excellents. Je vais donner la plus grande partie à mes voisins qui n’ont pas de jardin.
Les poivrons et les tomates se plaisent bien dans des pots sur la terrasse (photos des 14 et 18 août 2025)
Le 20 août il est temps de récolter les amandes puis ce sera au tour des premières noisettes qui commencent à tomber. C’est un peu tôt cette année.
En août les courges peinent à grandir malgré tous mes efforts. Je pense que j’aurai une maigre récolte en novembre (photo MT Buda 20 août 2025)
Séchage pour cet hiver des tomates et des pommes. Toutes les vitamines sont ainsi préservées.
Photos MT Buda 24 et 26 août 2025
Le 26 août Christian m’apporte son surplus de courgettes que je vais congeler pour la soupe et le 29 je reçois de sa part des tomates que je vais immédiatement préparer en coulis et lui donner les pots pour sa propre consommation.
Sabrina
Christophe
Le 3 septembre Sabrina me donne ces belles tomates ainsi qu’une courgette.
Je débute la récolte des pommes de terre par prudence à partir du 19 août et jusqu’au 25 en lune descendante car des pluies sont annoncées dans la semaine du 25 août. Le résultat me réconforte par rapport aux mauvais rendements de mes légumes avec près de 115 kg sans compter ce que nous avons consommé depuis le mois de juin.
Charlotte
Rosabelle
Le 2 septembre après les fortes pluies de fin août, les pommes commencent à tomber. Je débute ma récolte bien que ce ne soit pas le moment idéal pour une parfaite conservation durant l’hiver. De son côté mon amoureux s’installe (en lune montante et jour fruits) pour fabriquer son cidre.
A mon retour de vacances qui a été un peu périlleux en raison des graves inondations et éboulements impressionnants de terrains en Espagne, je reprends mes activités dans le jardin et je m’empresse de récolter les verveines ainsi que les noix.
Detlev
La verveine sèche à l’intérieur de la maison et les noix à l’abri dans le garage
(photos MT Buda 16 et 22 octobre 2025)
Le 18 octobre je récolte les coings qui me permettent de réaliser 23 pots de gelées. Je vais échanger mon surplus de fruits avec Vincent qui va m’apporter des châtaignes pour la préparation de mon repas de Noël.
Photos MT Buda 18 et 21 octobre 2025
Mes récoltes se terminent à partir du 2 décembre 2025 avec les fameux kakis qui sont des fruits d’hiver riches en vitamine C. Malheureusement cette année le séchage des kakis selon la méthode japonaise n’a pas été concluante contrairement en 2024. En effet bon nombre de fruits ont moisi et je n’ai pas voulu les consommer.
Photos MT Buda 2, 14, 17 et 28 décembre 2025
Le mois de décembre est consacré au ramassage des feuilles qui vont recouvrir le sol du potager et de l’ancienne serre. Je laisse mon jardin se reposer jusqu’au printemps prochain.
Le sol de l’ancienne serre
Le sol du potager (les cardons ont renoncé à se développer)
Le sol de la zone des fleurs et de la menthe
Le 21 décembre Anne-
Hormis les mauvaises récoltes de légumes, la saison 2025 a été sauvée par d’excellentes récoltes de fruits. Mes étagères se sont remplies de pots de confitures (au total 98 pots de cerises, cassis, framboises, mûres, mirabelles, prunes rouges et coings) mais aussi de bocaux de fruits stérilisés (au total 125 pots de mirabelles, cerises, quetsches et pommes) auxquels s’ajoutent près de 12kg de fruits congelés (cerises, mirabelles et pruneaux) et de pommes conservées dans le légumier. Je pense avoir ainsi deux années de consommation en stock. Une véritable épicerie.
Confitures et coulis tomates
Mirabelles et quetsches stérilisées
Mirabelles stérilisées
Pommes stérilisées
Mais avant tout cette année 2025 sera marquée par les échanges fructueux de récoltes entre voisins et connaissances. Que de bons moments de partages et beaucoup de fruits et légumes sauvés afin d’éviter les gaspillages inutiles qui nuisent au bon fonctionnement de la répartition de la nourriture. Je sais que je vais poursuivre mes efforts dans ce sens en 2026.
Alors au lieu de jeter de la nourriture, tentons de la donner, le gaspillage alimentaire étant un véritable fléau à combattre.